Projet Alimentaire Territorial

Manger bien, manger varié, manger local

Encourager l’installation de nouveaux agriculteurs, développer les circuits courts, lutter contre le gaspillage alimentaire sont quelques-uns des enjeux majeurs de notre temps. La Communauté de communes Aunis Sud s’engage à les concrétiser, avec l’aide des acteurs locaux, en signant une convention d’engagement dans la co-construction d’un Projet Alimentaire Territorial.

Le 5 juin dernier, la CdC Aunis Sud Communauté de communes Aunis Sud a adhéré au Projet alimentaire territorial (PAT). La Communauté d’Agglomération de La Rochelle, la CdC Aunis Atlantique et la CdC de l’île de Ré se sont inscrites dans cette même démarche aux côtés de la Chambre d’agriculture. Pour mieux comprendre les enjeux de ce projet, répondons à trois questions.

 

À quoi sert le PAT ?

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont été créés par la loi du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Ils comportent plusieurs objectifs : 

  • développer les filières (maraîchage, céréales…) sur les territoires
  • contribuer à l’installation de nouveaux agriculteurs
  • lutter contre le gaspillage alimentaire
  • favoriser la transition écologique
  • développer les circuits courts
  • encourager l’éducation à la santé alimentaire
  • approvisionner les restaurants scolaires, etc. 

Ces objectifs se déclinent territoire par territoire et doivent faire l’objet d’une vaste concertation entre les différents acteurs.

 

Qui construit le PAT ?

Le PAT qui concerne la CdC Aunis Sud s’étend sur un vaste périmètre qui couvre également les collectivités territoriales signataires (Aunis Atlantique, CdA La Rochelle et Ile de Ré). Le but est de fédérer le plus d’acteurs locaux possible pour construire un PAT cohérent et durable. Les agriculteurs sont des interlocuteurs incontournables, ainsi que Cyclad (qui travaille sur le gaspillage alimentaire pour réduire nos poubelles), mais tous les citoyens, professionnels et associations ont leur mot à dire dans cette démarche collective. Nous partageons le même territoire et la même alimentation.

 

Où en est notre territoire ?

Il est important de s’appuyer sur les travaux et les réseaux existants.

Ainsi, la Chambre d’agriculture entretient déjà des liens étroits avec le milieu de la restauration scolaire, tout comme le Département avec le déploiement de la plateforme Agrilocal 17 qui met en relation producteurs et cantiniers des collectivités pour des achats locaux.

Les services Environnement et Développement économique de la Cdc organisent également des actions en ce sens (ateliers pour les cantines, événement permettant aux producteurs et aux cantines de se connaître et d’échanger sur leurs besoins et contraintes…).

Le Centre Intercommunal d’Action Sociale (CIAS) apporte aussi sa contribution grâce à son travail sur l’épicerie solidaire : collectes bio, mise en place d’un meuble de vrac, atelier sur l’alimentation équilibrée, etc.

Le Réseau des Bibliothèques de la CdC est également actif avec l’organisation cet automne d’un cycle de conférences sur l’alimentation.

Un autre projet va également voir le jour grâce à Pays Aigrefeuillais en Transition. Il s’agit de la création d’un marché bio hebdomadaire à Aigrefeuille, sous la halle. Le premier aura lieu le mercredi 21 juillet 2021.

Toutes ces actions, qu’elles soient portées par la CdC ou par des acteurs locaux, sont importantes et montrent que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. De nombreux autres projets sont également à venir.