La lutte contre les nuisibles aquatiques:

Aunis Sud est un territoire riche de plusieurs marais et de nombreux cours d’eau (le Curé, le Virson, la Gères…) à la faune et la flore remarquables. Mais certaines espèces animales comme végétales venues d’ailleurs menacent leur équilibre.

Les plus faciles à identifier sont les rongeurs aquatiques nuisibles : le ragondin et le rat musqué. Vous les rencontrerez souvent entre routes et canaux, en bordure de champs où leur gourmandise les amène à s’attaquer aux cultures. De plus, leurs terriers fragilisent les berges et favorisent l’envasement. Enfin, ils sont le réservoir de la leptospirose, maladie véhiculée par leur urine et transmissible à l’homme (ainsi qu’au chien et au bétail), à qui elle occasionne des troubles hépatiques et rénaux graves pouvant aller jusqu’à la mort. Il faut donc absolument éviter de toucher ces animaux et leurs dépouilles sans protection adéquate.

Ces animaux se reproduisent très vite, car les femelles ont plusieurs portées par an. Il est donc nécessaire, pour réguler les populations, de les piéger et de les chasser (l’empoisonnement pratiqué autrefois est aujourd’hui strictement interdit). Nous vous remercions par avance de bien vouloir respecter les cages que vous pourriez découvrir lors de vos promenades. Equipées de trous pour permettre la sortie d’autres animaux piégés par accident (comme le vison d’Europe, espèce protégée), elles sont relevées tous les jours par l’équipe spécialisée de l’Insertion Surgérienne Gères-Devise (ISGD).

Limiter la proliferation de la jussie

Moins faciles à identifier sont les espèces végétales aquatiques envahissantes comme la jussie et le myriophylle du Brésil. Souvent esthétiques, ces plantes peuvent tenter le promeneur qui les dissémine en les cueillant. Mais il faut savoir que ce sont de redoutables opportunistes, qui une fois installées à un endroit croissent à grande vitesse jusqu’à emplir et asphyxier les milieux aquatiques, les vidant de toute autre vie. Faune et flore indigènes sont alors éradiquées, et la circulation naturelle de l’eau est compromise, empêchant son évacuation naturelle.

Contre ce fléau, une seule solution : l’arrachage aussi complet que possible de l’envahisseur ! Car le moindre morceau de tige peut générer une nouvelle plante. Mécanique là où c’est possible, l’arrachage est le plus souvent manuel, et doit être réalisé tous les ans sous peine de réinfestation. Ce sont les équipes de l’UNIMA qui réalisent ce travail. Au bout de quelques années, les secteurs touchés peuvent être débarrassés de cette calamité et retrouver leur équilibre naturel. Mais de nouveaux foyers apparaissent régulièrement : la surveillance doit donc être constante.

Pour organiser cette lutte contre les rongeurs aquatiques nuisibles et les espèces végétales aquatiques envahissantes, la Communauté de Communes a fait appel au SYHNA. En effet, le Syndicat Hydraulique du Nord Aunis a une longue expérience dans ce domaine. Il fait appel pour le travail de terrain à l’UNIMA et à ISGD.